
26/03/06 Nous partons pour Katse visiter le barrage, toujours sans savoir quel transport utiliser. Khoalite nous dépose sur le bord de la route. Un pick-up nous prend vite, bondé et payant. Nous nous retrouvons plusieurs heures écrabouillés, avec nos sacs sur les genoux. Je trouve la situation cocasse et amusante tandis que Guillaume étouffe et est à 2 doigts de s'énerver. Le soleil est revenu et nous gardons espoir de faire une rando dans la réserve naturelle de Bokong demain.
Arrivée à Katse, le seul hébergement, semble-t-il est un superbe lodge au bord du lac, un peu cher mais un petit plaisir de temps en temps est toujours apprécié. Nous profitons de la vue et de la chambre tout confort et dînons même au resto un braai (barbecue) bien garni. Petite escapade en attendant le soir au jardin botanique hébergeant la rarissime aloe spirale.
27/03/06 Katse Lesotho
Quel dommage il pleut à nouveau ! En même temps, pour être si vert, il faut bien qu'il pleuve souvent ! Prenant conscience que la pluie va s'installer toute la journée nous abandonnons la rando à Bokong. Pour autant, on n'est quand même pas venu pour rien, je veux aller voir le barrage. Evidemment, quand nous nous décidons à sortir du lodge après un petit déjeûner bien garni, il pleut à torrent. Il faut marcher plusieurs kilomètres pour atteindre le barrage. Nous hésitons mais je refuse de me laisser abattre par quelques gouttes de pluie ! Je regrette de ne pas avoir pris le bas de k-way initialement prévu dans notre liste. Au bout de 300 m, nous sommes trempés. Le seul abri que nous trouvons est un panneau d'affichage avec un petit toit. A nouveau, la situation m'amuse mais semble ridicule pour Guillaume qui court à un garage privé. Au bout d'une dizaine de minutes, la douche se calme et nous repartons à la hâte. Heureusement, un véhicule arrive et nous prend en stop. Le chauffeur travaille justement au barrage et nous fera d'ailleurs la visite. Nous arrivons juste à temps. J'ai bien du mal à comprendre les explications du guide mais je suis surprise de l'accessibilité à toutes les parties. Nous rentrons sans difficulté dans la salle de contrôle et j'aurai pu sans problèmes appuyer sur un des boutons activant le lâcher d'eau. Je n'ai jamais vu un barrage aussi grand, la retenue d'eau est énorme. Visite tranquille et intéressante donc, dont je ne retiens malheureusement aucun chiffre mais comprend qu'en plus de vendre leur eau à l'Afrique du Sud, leur barrage leur permet une autosuffisance en électricité.
Nous partons sans avoir vraiment décidé de la destination. Camper à la réserve n'a pas de sens vu le temps mais j'aime cet endroit et je n'ai pas vraiment envie de partir maintenant. Nous laissant porter par le flot du voyage et surtout fuyant cette pluie qui empêche toute activité en extérieur, nous quitterons le Lesotho avant la nuit. Le trajet dans plusieurs minibus successifs est folklorique, grâce à la musique locale à tue-tête qui fait chanter et danser une partie des passagers dont nous, ce qui fait rire l'assemblée. La musique est aussi gaie que ces gens qui sourient et discutent avec nous à la moindre occasion. Je pars un peu triste donc, sans grande hâte de retourner en Afrique du Sud, d'autant plus que nous devons repasser par Bloemfountain. Je refuse d'y redormir, l'idee me hérisse les poils. J'espere pouvoir trouver un bus à notre arrivée. Nous prenons un minibus sud-africain, tant décriés par nos hôtes de Johannesburg et Bloemfountain, sans ressentir aucun danger, sans surprise. Nous sommes avec les noirs et j'en suis ravie. Sauf que bien entendu, malgré un prix similaire au bus, le service n'est pas le même. A mi-chemin, malgré les appels incessants de l'assistant pour le remplir, le mini-bus nous "lâche" dans un bus public "Golden Arrow : the bus for us", utilisé par la population la plus modeste et s'arrêtant partout. Le minibus n'était pas plein donc pas rentable et les autres passagers s'arrêtaient avant notre destination. Notre présence dans ce grand bus surprend mais nous nous y sentons à l'aise. Arrivés à Bloemfountain, nuos fonçons en taxi à la gare de bus (pour blancs) haut de gamme. Le chauffeur est basotho, je le reconnais grâce à son chapeau typique, emblème du pays, accroché à son pare-brise. La voiture est en ruine, plus rien ne marche, le moteur pétarade. A la gare, heureusement nous apprenons qu'un bus part moins d'une heure plus tard pour Cape Town. Nous oublions Durban et la "Wild Coast". Je suis soulagée et contente de partir découvrir cette ville dont tout le monde fait des éloges. |