Dès le trajet en trotro, je goûte au plaisir du voyage en solo. Je suis plus accessible, plus ouverte, plus sensible aux autres. Je perçois plus de sourires et de curiosité. Les gens que je rencontre cherchent à m’aider. Malgré la tension intérieure, je suis plutôt de bonne humeur.
Mon arrivée à Accra est assez athlétique : l’auberge que j’avais choisie est complète. Etant donné le prix des taxis et le peu de cash qui me reste, je décide de tenter un autre hôtel non loin en marchant. Le nom de l’hôtel me fait chantonner : « c’est si bon ». Malheureusement, je le trouve glauque et je repars aussitôt. Cette fois-ci je prends un taxi pour m’amener vers une zone où il y a plusieurs hébergements. Le suivant est à nouveau complet, mais un membre de l’hôtel m’en propose un autre non loin. Je repars à pieds avec mes 15kgs bien tassés sur le dos pour une véritable randonnée ! L’hôtel suivant ne me plait pas non plus, il est isolé, aucun resto aux alentours. Je n’ai pas envie de me balader toute seule de nuit et surtout, j’ai la liberté, étant seule, de choisir un endroit qui me plait, j’en profite ! Ne se décourageant pas, il m’en propose un autre appartenant aux mêmes propriétaires, puis encore un autre, en tout ils en ont 4 ! Mais seul celui du guide me plaisait bien, et après ¾ d’heures de marche avec le sac sur le dos, je commence à fatiguer et la nuit tombe. Je me dirige vers un hôtel plus cher mais valeur sûre semble-t-il. Ca ira pour cette nuit …
Demain je retenterai de bonne heure mon 1er choix, la kokomlemle guest-house. Je pars dîner dans un resto local du coin. Le fait d’être seule ne me dérange pas pour une fois, j’en avais besoin.